Second Life un phénomène ... planétaire ambigü
Alors que Business Men et Techniciens 3D s'opposent, le virtuel 3D fait parler de lui. Tant mieux !
Incroyable, les français seraient en 12,7% de la communauté mondiale à fréquenter second life.
Vous connaissez 2nd LIFE ? Bref rappel :
http://secondworld.wordpress.com/2007/02/09/127-de-francais-sur-sl-en-janvier-medaille-dargent/
Les Français devant l'Allemagne, le Royaume-Unis et les Pays-Bas...
C'est encourageant. Très encourageant même, car nous parlons de NTIC (nouvelles technologies information communication). Mais ne nous réjouissons pas trop vite, croyant que ce jeu (lucratif) pourrait aider nos concitoyens à aborder le virtuel d'une manière utile pour le meilleur de notre économie. Ce jeu est complexe, ces graphismes sont simplistes, le droit d'entrée est sélectif.
En effet, notre vécu et la fréquentation des Forums techniques 3D nous restituent le sentiment que la communauté d'experts internationaux réfute 1) la qualité pauvre du graphisme 2) l'ergonomie de la solution logicielle 3) la simplicité des formes. Pourtant on salue des fonctionnalités incroyables porteuses d'idées géniales et génératrices de sujets à faire du Business.
On observe donc un léger voire modéré divorce entre les "techniciens" d'un côté et les "financiers" de l'autre.
Là où tout le monde s'accorde, ce sont les chiffres.
Comment un monde qui génère 800.000$ de business par jour, qui regroupe des particuliers, des entreprises, des banques, Harvard et même une ambassade... pourrait être by-passé, boycotté pour être posé sur une étagère ? Pourquoi 12,7% de la communauté française irait sur ce jeu, s'il manquait d'intérêt et était si OUT que cela vis à vis de nos modes de vie et de notre quotidien ?
C'est une évidence, que pour générer des formes dans SECOND LIFE cela demande des compétences pointues, rares et du temps. Beaucoup de temps même, pour réaliser des formes somme toute primitives. Pour l'instant !
Il fallait peut-être commencer par là.
Que notre éducation débute par quelque chose de concret et interplanétaire. C'est tout de même passé à la Télé !!
Espèrons simplement qu'à avoir placé le niveau 3D temps réel si bas (sacré retour en arrière : ~1995), nous (les français) sachions faire la différence entre une intiation et une révolution ! En cas de découverte uniquement, à craindre que ce serait générateur de trop de handicap pour rattraper la moyenne générale (ce qui se fait hors S life). Notre économie n'a pas besoin de cela !
Personnellement, quitte à apprendre ce qu'est un tramway (autre engin à la mode en France), je préfèrerais sauter dedans en marche plutôt que de grimper dans un prototype scabreux, encore virtuel, et bien promu par du marketing et de la pub.
Mais l'initiation à un nouveau Business commence souvent de la sorte.
Réjouissons-nous donc de ce phénomène qui va - c'est absolument certain - créer un précèdant.
Question de mode ? Certainement pas.
Question de fond alors ? OUI absolument !
En 2003, lorsqu'on parlait de 3V Geo, personne en France ne connaissait. Depuis GOOGLE EARTH et GOOGLE MAP sont arrivés.
Maintenant, on peut comparer et critiquer et surtout choisir.
http://www.tourisme-en-france.org/new3s.php
Cette fois encore, une fois de plus, la techno semble venue de l'Ouest, comme trop souvent dans les apparences.
Le Business global, c'est aussi une question d'orchestration entre divers outils comme la science de la promotion, et la capacité à attirer, émuler les talents.
Cordialement, NEW3S
Hervé HEULLY

Bonsoir,
Je me permets juste ici d'intervenir et de rebondir sur un passage de votre excellent article:
je cite donc: " la communauté d'experts internationaux réfute 1) la qualité pauvre du graphisme.
2) l'ergonomie de la solution logicielle
3) la simplicité des formes.
Je me permets donc de répondre:
1) en effet le graphisme est pauvre car il n'est pas réalisé par des professionnels mais par chacun des utilisateurs ... ils ne savent pas tous utiliser blender ou Autocad.
A vous de vous distinguer!
Si c'est laid c'est parce que tous n'ont pas les compétences a en tirer profit.
2)l'ergonomie de la solution logicielle: en effet, et c'est un problème bien connu des utilisateurs avertis l'ouverture de l'interface logicielle au dévellopement libre n'est peut être pas anodine, pour répondre à cette constatation...mal actualisée donc.
3)la simplicité des formes.
C'est la base d'un bon graphiste: réaliser des formes complexes grâce a des formes de bases.
Bref, un excellent article, n'importe quel professionnel peut selon moi tirer un grand profit de cet environnement, qu'il soit architecte, graphiste, illustrateur et j'en passe.
La preuve, c'est en train de changer ma vie, bien réèlle celle ci.
Cordialement et en toute amabilité, mais je tenais à commenter cette petite partie.
Rédigé par: frederic | 12/02/2007 at 00:40